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Centre ophtalmologique

 

Le glaucome

Le glaucome est une des principales causes de cécités après 60 ans et atteint plus d’un million de Français (1 à 3 % de la population).

Le glaucome est une neuropathie optique (altération du nerf optique*), entrainant des altérations du champ visuel pouvant aller jusqu’à la cécité en l’absence de traitement.
Le plus souvent le glaucome est lié à une hypertonie oculaire (pression intra oculaire >21 mm Hg).

La maladie correspond à la perte de cellules nerveuses appelées cellules ganglionnaires.
Il existe plus d’un million de cellules dans la rétine. L’ensemble des câbles se rassemble dans le nerf optique. Le nerf optique est facilement examinable chez l’ophtalmologiste.

 

>> Schéma du Glaucome <<

*le nerf optique prend naissance à la partie postérieure du globe oculaire et achemine les informations reçues par la rétine vers le cortex cérébral. 

 

On distingue deux types de glaucome : le glaucome chronique à angle ouvert et le glaucome aigü à angle fermé (il existe des glaucomes plus rares, tel que le glaucome à pression normale, le glaucome juvénile, le glaucome pigmentaire …)

Le glaucome chronique à angle ouvert (le plus fréquent)

L’hypertonie oculaire est modérée (entre 21 et 30 mm Hg) mais quasi constante. IL existe une altération fonctionnelle du trabéculum, structure anatomique de l’œil jouant le rôle de « filtre » contribuant à l’évacuation de l’humeur aqueuse*.

*l’humeur aqueuse est le liquide contenu dans la partie antérieure de l’œil. 

Les principaux facteurs de risque sont :

  • l’âge (le risque du glaucome apparait dès l’âge de 40 ans),
  • les antécédents familiaux de glaucome,
  • la myopie sévère,
  • l’origine ethnique (sujets mélanodermes),
  • les désordres vasculaires (hypotension artérielle),
  • certains médicaments (corticoïdes).

Le glaucome chronique est une maladie insidieuse car indolore et progressive : la baisse visuelle ressentie par le patient n’est que très tardive lorsque le glaucome est déjà souvent avancé.

Seul un dépistage peut permettre de diagnostiquer la maladie aux stades précoces et de traiter la maladie à temps. 

Le diagnostic de GCAO est réalisé cliniquement en consultation et grâce à des examens spécifiques.

Il existe des examens permettant l’analyse du nerf optique et des axones ou fibres axonales. L’analyse est d’une grande précision, les examens sont réalisés sans préparation particulière, ne dure que quelques dizaines de minutes et sont indolores.

Il existe plusieurs types d'examens : OCT , GDX, HRT, Rétinophotos ect …… Ils ont tous le même objectif, aider au diagnostic de la maladie et permettre de suivre l’évolution de la maladie. Ils sont aujourd’hui indispensables à la prise en charge de cette maladie.

Des photos du nerf optique sont parfois réalisées pour suivre l’évolution. 

A gauche le nerf optique est normal, à droite ; on remarque une perte importante des fibres qui forment avec les vaisseaux le contenu du nerf optique. Il se creuse au centre (excavation) à cause de la perte des fibres, les vaisseaux se retrouvent en périphérie du nerf optique. 

Les photos du nerf optique et du fond d’œil permettent de compléter le bilan. Elles peuvent mettre en évidence une perte des fibres (aspect gris foncé entre les deux flèches). 

Image obtenu avec un OCT Zeiss Cirrus. Déficit de l’épaisseur des fibres nerveuses (flèche) et diminution des valeurs moyennes dans les segments inférieurs du nerf optique (épaisseur en micron). 

Légende : Analyse des couches rétiniennes internes comprenant les cellules ganglionnaires et l’épaisseur des axones de ces cellules au centre de la rétine.
Sur ces clichés, diminution de l’épaisseur en rapport avec une atteinte de type glaucomateuse spécifique. Lorsque la perte cellulaire est importante il existe une défaillance visuelle, qui peut au stade ultime engendrer une cécité. 

Il existe aussi des examens permettant d’évaluer la répercutions visuelle de la maladie. Il s’agit du champ visuel. Il est réalisé à l’aide de machine spécifique et dure environ 10 minutes par œil. Les publications internationales récentes recommandent entre 1 à 3 champs visuels par an. 

Cet examen est d’une grande utilité pour le diagnostic et le suivi de la maladie. 

Photo Champ visuel normal 

Photo Champ visuel pathologique. 

La diminution de la vision est chiffrée en décibel et se traduit sur les relevés par une échelle de gris clair en gris foncé selon la gravité de l’atteinte.
Chaque point testé sera évalué dans le temps par des logiciels statistiques de la machine. A partir du troisième champ visuel, des relevés permettront d’évaluer l’aggravation éventuelle de la maladie et donc de mieux adapter le traitement.

Le glaucome aigu à angle fermé

L’hypertonie oculaire est aigüe et majeure pouvant dépasser 60 mm Hg. Il existe une prédisposition anatomique entrainant la fermeture de l’angle irido-cornéen, espace au niveau duquel l’humeur aqueuse est résorbé.

Il survient essentiellement chez le sujet âgé, hypermétrope ; la crise peut être déclenchée par l’obscurité et certains médicaments (antidépresseurs, vasoconstricteurs nasaux). Il peut exister chez des patients plus jeunes ;

Le glaucome à angle fermé est une affection douloureuse pouvant entrainer une perte rapide de la vision ; son diagnostic et traitement sont urgents. Le traitement associé en urgence associera des médicaments, et une prise en charge personnalisé avec un recours à la chirurgie/laser dans un certains nombre de cas.

Le traitement du glaucome vise à diminuer la pression intra oculaire et permet de stabiliser la maladie ; il ne permet pas de récupérer le champ visuel déjà perdu.

  • Les médicaments : il existe plusieurs familles de collyres hypotenseurs (bétabloquants, prostaglandines, inhibiteurs de l’anhydrase carbonique, agonistes alpha) qui seront utilisés en mono, bi ou trithérapie en fonction de la sévérité du glaucome
  • Le laser : la trabéculoplastie au laser permet une augmentation de l’excrétion de l’humeur aqueuse. Le laser s’effectue au cabinet de l’ophtalmologiste, sous anesthésie topique ( par collyres ). Consultez le site www.snof.org
  • La chirurgie : la trabéculectomie ou la sclérectomie profonde consiste à créer une « sous pape » permettant l’évacuation de l’humeur aqueuse. La chirurgie s’effectue en clinique sous anesthésie topique (collyre anesthésiant) et le plus souvent en ambulatoire. Des collyres sont prescrits avant et après l’intervention. L’œil n’est en général pas douloureux après l’intervention et la récupération visuelle demande plusieurs jours (il existe une phase d’hypotonie post-opératoire transitoire). Une consultation avec l’anesthésiste est obligatoire avant l’ intervention. Consultez le site www.snof.org

 

Contenu rédigé par les Docteurs : OLIVIER LAPLACE / THIEN LOC LE / CAROLE POSTOYAN

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